Mardi 12 janvier 2010
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Après les rois mages, voici le passage de notre maire.
Vous avez dit un maire ? et oui, la ville d’Angoulême n’est pas seulement dirigée par une directrice de cabinet et un adjoint à la culture… il y a aussi un maire, qui n’est pas
toujours en vacances et dont le nom est Philippe LAVAUD… la preuve en est : il répondait hier à une interview dans CL.
Le moins que l’on puisse dire est que l’exercice ne manque pas de piquant, il nous permet de tracer un portrait de l’heureux élu. Quelques mots suffisent à décrire les facettes d’une
personnalité paradoxale… pour ne pas dire pleine de contradictions.
Un socialiste individualiste
Notre maire appartient au PS, même à 200%... on pourrait s’attendre à un jeu collectif, chacun étant un pétale de la rose… mais le maire ne parle que de lui : rien pour ses adjoints (pas
même pour celui qui assure le job lorsque les sujets sont chauds) , rien pour sa majorité et ses composantes, voilà qui devrait en ravir plus d’un…
Au-delà de la ville, le parti : rien pour les camarades du PS si ce n’est le constat que ce parti se limite à des jeux « de petites personnes »… et une pique sympathique pour le
camarade maire de Cognac : celui-ci est pointé du doigt pour augmenter les impôts encore plus qu’à Angoulême… lorsque l’on prend conscience que
M.Gourinchas est l’actuel tête de liste du PS pour les régionales… on peut s’attendre à ce que le soutien « à 200% » de P.Lavaud soit parfois difficile à gérer…
Pour pimenter le tout, on pourra aussi chercher qui se trouve visé par le qualificatif de « petites personnes » : s’agit-il du premier fédéral du PS 16 qui a eu l’extrême honneur
d’être élu à ces fonctions contre la candidate du Maire ? s’agit-il du député Viollet qui appelle de ses vœux une scission du PS ? s’agit il des élus qui ne votent pas tous sans
moufeter et se retrouvent privés d’indemnités ? une chose est certaine : le maire n’est pas un très bon camarade !
Grands mots, petits gadgets
Qu’on se le dise : les bases de la politique sont posées ! il s’agit d’une politique de « tranquillité publique » ! On pouvait s’attendre à une volonté profonde… après
tout, même si la gauche répugne encore à utiliser le mot « sécurité », il y a ici et là une prise de conscience qui pourrait arriver jusqu’à Angoulême… Mais, derrière les grandes
intentions, on ne trouve encore que des gadgets… le même coup que pour le développement durable, où derrière des engagements sans précédents on envisage seulement un cheval pour les cartons et
des moutons pour la tonte… le tout sans jamais parler de propreté et de gestion des déchets.
Rapporté à la sécurité, on arrive sur des gadgets similaires : « l'école municipale des sports, du pass' culture, du goûter généralisé pour les enfants, tout ce qui est symbole de la
cohésion sociale » ! qui peut sérieusement penser que l’on va régler les violences urbaines avec des goûters généralisés ? Monsieur Lavaud
a-t-il déjà oublié sa voiture brûlé ? en a-t il conclu qu’il s’agissait d’une demande de pique-nique ?
Pendant ce temps, nous perdons du temps sur deux outils fondamentaux : la vidéosurveillance et les écoles Défense Deuxième Chance.
On crée de la « tranquillité publique » en ayant une politique claire :
1- L’application du principe « un délit = une sanction » avec les outils pour traquer les délits, dommage que le Président de la Comaga ne se
penche pas sur les expériences de vidéosurveillance dans certaines communes voisines…
2- La mise en œuvre d’une volonté politique autour de la conviction que tout jeune en difficulté peut trouver un avenir si il s’en donne les moyens et si on lui donne un cadre
clair pour une 2ème chance… dommage que le Président de la SEM Territoires de Charente ai fait échoué l'installation d'un centre Défense
Deuxième Chance dans notre département…
Un responsable irresponsable
On a compris que le maire était seul maître à bord. Il garde en effet son mode opératoire très particulier : l’accusation publique infondée et le discrédit par l’insinuation.
Nous avions eu en 2009 les pseudo « dossiers chauds » de X.Bonnefont qui lui valurent une « rouste » publique ; nous avons en 2010, les placards et la découverte de la
dette !
Il convient alors de parler clairement : en guise de placard, pour quelqu’un qui aura pratiqué une chasse aux sorcières généralisée, quel est le coût
global des fins de contrats, des indemnités de licenciement, des traitements maintenus avec décharge de fonction, sans compter les contentieux en cours ? Le budget 2010 prévoira-t-il des
provisions au titre de ces risques ? Après avoir chassé l’essentiel de l’encadrement supérieur, certains ayant été pourtant recrutés par JM Boucheron, comment peut-on, l’air
de rien, passer aussi rapidement sur la question des réorganisations malheureuses et scandaleuses effectuées ces derniers mois ?
Celui qui, pendant la campagne, se prétendait chef d’entreprise, du fait de sa présidence d’une SEM !, montre aujourd’hui qu’il a posé les bases d’une
gestion centralisée, autoritaire et dispendieuse. C’est une chose de choisir finalement de recruter un DGS, c’en est une autre de reporter toutes les responsabilités sur l’Etat ou
les équipes précédentes et de rester muet sur le coût de ses propres erreurs…
« J'aurais vraiment voulu que ça avance ».
« si les gens veulent me voir plus, c'est aussi que je leur manque »
Ces deux phrases magnifiques semblent sonner comme un début de prise de conscience mais elles manifestent surtout un aveuglement caractérisé. Nous avons donc
un Maire à Angoulême mais il n’a pas encore ouvert les yeux.
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