SMA : le Maire se réveille pour Se Moquer des Angoumoisins !

Publié le par ADC

Alors qu’ADC a organisé le 18 février dernier un débat sur le service minimum d’accueil et présenté, à partir d’exemples concrets, des façons de le mettre en place, le Maire d’Angoulême se réveille enfin sur cette question. Sa réaction n’est guère convaincante et elle tend à montrer une fois de plus qu’il ne prend pas les Angoumoisins au sérieux.

 

Il se moque des Angoumoisins en affirmant que cela représente un coût pour les finances de la ville alors qu’il existe une compensation financière de l’Etat qui, à Soyaux, permet de financer des voyages de classes pour les enfants. Cette compensation financière est de 110 euros par groupe de 15 enfants accueillis. Elle peut être supérieure en fonction du nombre d’enseignants grévistes (la compensation ne peut pas être inférieure à un montant égal à neuf fois le SMIC horaire par enseignant de l'école ayant participé au mouvement de grève) Monsieur le Maire ne nous dit pas quel est le coût qui serait supporté par les finances de la ville. L’a-t-il évalué ?

 

Il ne prend pas les Angoumoisins au sérieux en déclarant que le personnel de la ville n’est pas volontaire. A-t-il demandé l’avis des agents des services techniques pour aller nettoyer les graffitis le concernant à Basseau ? Les communes qui ont participé au débat ont fait appel au personnel communal qui s’occupe habituellement des enfants pendant le temps scolaire ou périscolaire : ATSEM, agents techniques, agents des centres de loisirs. Ce personnel connaît les enfants et possède les mêmes garanties de probité que les agents de l’Etat. L’absence de volontaires serait-elle due à un manque de confiance entre le maire et certains agents municipaux ?

 

Si la loi ne détermine pas effectivement le nombre d’enfants qui peuvent être accueillis par un encadrant, elle ne l’empêche pas de définir lui-même les bonnes conditions d’accueil. D’autres communes l’ont fait avant lui et même avant que la loi existe.

 

De même la loi ne qualifie pas les relations qui doivent exister avec les instituteurs. Pourtant il ressort de la réunion que l’association a organisée qu’il existe une coopération étroite entre les élus et les enseignants. Ces derniers informent souvent à l’avance l’inspecteur d’académie et les maires de leur absence.

 

Que l’on sache, le code général des collectivités territoriales ne dit rien sur les conseils de quartier. Pourtant le maire et son adjoint ont inventé un système composé de trois collèges, dont les membres de l’un d’entre eux seront désignés au tirage au sort et devront être représentatifs de toutes les catégories sociales du quartier…

 

Il ne prend pas les Angoumoisins au sérieux en disant que cette loi ne peut pas être mise en œuvre alors que si le juge le lui enjoint, il trouvera sans doute une solution qui apparaîtra évidente, comme elle est apparue évidente à son collègue de Cognac en moins d’une semaine. A moins que plus téméraire, il s’y oppose et accepte de payer des astreintes qui auront un coût pour le contribuable.

 

Enfin le maire ne se contente pas de ne pas prendre au sérieux les Angoumoisins. Il se moque de l’Etat, ne semblant être intéressé que par les dotations que celui-ci peut lui accorder. L’Etat, c’est aussi la loi. S’obstiner à refuser de mettre en place celle sur le service minimum d’accueil est surprenant pour un élu qui souhaite développer la démocratie participative sans lui-même participer à l’application des lois…

Publié dans Vu d'Angoulême

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