Budget 2009 de la ville d’Angoulême : ADC s’interroge

Publié le par ADC

 

Monsieur le Maire,

 

Depuis le 16 décembre 2008, date du premier débat d’orientation budgétaire, nous suivons avec intérêt l’élaboration du budget 2009. Les rebondissements n’ont pas manqué. Après avoir effectué une tournée inédite des quartiers à compter du mois de janvier, vous avez reporté, de façon non moins inédite, le vote du budget au 31 mars. Il vous manquait à cette date 2,3 millions d’euros. Avant que ne s’écrive, sauf rebondissement improbable, le dernier acte de ce budget, nous souhaiterions vous poser quelques questions.  

 

Vous avez affirmé que vous rencontriez de sérieuses difficultés pour équilibrer le budget. Or il apparaît aujourd’hui que vous disposez d’un excédent de l’exercice précédent s’élevant à 3,3 millions d’euros. C’est mieux encore qu’en 2008. Mais n’est-ce pas trop ?

 

Le vote du compte administratif n’étant, étrangement, pas prévu pour la séance du prochain conseil municipal, nous souhaiterions, au nom du souci de transparence que vous revendiquez, que vous indiquiez aux Angoumoisins, d’où provient cet excédent. Auriez-vous sacrifié volontairement certaines dépenses utiles voire indispensables ?

 

Nous souhaiterions également savoir si vous trouvez raisonnable d’affecter l’intégralité de cet excédent à des dépenses de fonctionnement, en augmentation de 3,4 millions d’euros. Avez-vous envisagé l’hypothèse, qui ne nous paraît pas irréaliste, dans laquelle l’excédent serait moindre l’année prochaine mais où le montant des dépenses nouvelles ne diminuerait pas ?

 

Par ailleurs depuis votre première intervention sur ce budget, vous n’avez cessé de mettre en avant le désengagement de l’Etat.

 

La dotation globale de fonctionnement diminue de 271 484 euros. Pourtant vous savez que cette baisse n’est pas due à une action de l’Etat, mais à une baisse de la population (1 193 habitants). Quelles mesures concrètes avez-vous envisagé, dans ce budget, pour rendre notre ville plus attractive ?

 

Le même Etat, dans le cadre du plan de relance, va restituer de façon anticipée une somme de 1,5 millions d’euros au titre du fonds de compensation de la TVA (FCTVA) que la ville aurait du percevoir en 2010. A quelle mesure de relance de l’économie locale comptez-vous affecter cette somme ? Votre fameux plan Marshall de la voirie va-t-il enfin voir le jour ?

 

De même vous n’avez cessé de dire que l’opération de renouvellement urbain (ORU) avait contribué à diminuer les recettes tant au niveau des dotations que des recettes fiscales. Ne vous paraît-il pas malvenu de mettre en parallèle une baisse de ces recettes avec l’amélioration de la qualité de vie des habitants des quartiers bénéficiant de l’ORU ?

 

Vous indiquiez dans le premier document d’orientation budgétaire du 16 décembre 2008 que « près de 70 postes ouverts au tableau des effectifs en 2008 n’étaient pas financés. Il s’agit d’un effort de 2,17 millions d’euros. » Dans le document servant de base à la discussion de mardi soir vous faîtes part de « la volonté de l’équipe municipale de financer tous les postes ouverts au tableau des effectifs ». L’effort, pour l’ensemble des dépenses de personnel, n’est plus que de 1,12 millions d’euros. Que faut-il en déduire ? 

 

Vous avez indiqué vouloir rationaliser le mode de subventionnement des associations. Qu’en est-il réellement et quels critères guident votre politique dans ce domaine ?

 

Au total, Monsieur le Maire, alors que vous n’avez cessé de répéter à l’envie que vous ne disposiez pas d’argent, il apparaît aujourd’hui que les caisses de la ville sont bien remplies et c’est une chance. Mais dans ces conditions, pourquoi emprunter une somme, hors opération ORU, de 2,7 millions d’euros ? 

 

Nous ne doutons pas que vous apporterez mardi soir des réponses à chacune de ces questions, que se posent aussi les Angoumoisins.

Ambition démocratie Charente

Publié dans Vu d'Angoulême

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marie 13/04/2009 17:48

erratum courrier ci-dessus: veuillez je vous prie lire "rue Châteaubrun" à la place de "rue Archambault".

marie 10/04/2009 17:21

Lettre du 10-04-09, à monsieur Lavaud, maire d'Angoulême.
Monsieur le Maire,


Et bien chère ville d’Angoulême!
Par ce courrier, je ne viens pas faire enfler la polémique concernant votre budget 2009… quoique…
Je m’interroge quand même sur les dépenses de fonctionnement en forte
hausse, sur vos priorités, sur les potes à caser, sur les postes supplémentaires qui seront attribués (à quoi? on se le demande?) et sur VOS CHOIX PERSONNELS…

Chère ville d’Angoulême et sa médiathèque excentrée où personne ne mettra les pieds! Cela n’a aucun sens. Voilà bien qui dénote un abus de pouvoir puisque vous ne tenez aucun compte de l’avis des élus et des citoyens. Abus de pouvoir d’un maire-adolescent-capricieux qui ne réfléchit pas une seconde à ce que sera le budget de fonctionnement de cette médiathèque. Gageons qu’il sera énorme car elle sera forcément déficitaire.

Chère ville d’Angoulême, Cité des Festivals, mais jusqu’à quand?

Après les Gastronomades et Musiques Métisses, voici que Piano en Valois va faire les frais de la politique arbitraire d’un « petit prince » qui abuse encore et encore de son pouvoir.
Petit rappel : avoir le pouvoir est une responsabilité, c’est ETRE RESPONSABLE et cela signifie aussi « être au service de ».
Quand cette chère ville d’Angoulême aura perdu ses grands festivals, et tous ses clubs sportifs, elle sombrera dans l’oubli et le chaos.
Et ne venez pas me dire que vous manquez d’argent… cela est faux, je le sais parfaitement, et vous aussi!

Et surtout, surtout, chère ville d’Angoulême, Cité de l’Image, dont l’image devient celle d’une ville championne de la voirie la plus pourrie, première au classement des villes les plus sales et les plus crottées! Les rues de cette ville ressembleront bientôt à celles de Bagdad après un bombardement!
Certes, vos prédécesseurs sont aussi responsables de cet état de fait.
Mais vous, monsieur Lavaud, vous et votre fameux plan Marshall, où en êtes-vous donc? La crise a bon dos, pour vous comme pour d’autres!!!
VOTRE PRIORITE aujourd’hui, n’est pas je ne sais quelle culture des loisirs ou autres futilités, ELLE EST et DOIT ETRE LA RENOVATION de la voirie de votre ville.
Dans l’état actuel des choses, c’est l’ESSENTIEL de votre mission en tant que maire d’Angoulême!

J’ai honte d’être Angoumoisine; j’ai honte quand mes amis venus d’ailleurs me font remarquer l’état de ma ville, l’état de ma rue et de ses trottoirs!
J’ai honte d’habiter cette rue Monlogis, une des rues les plus pourries de la ville, délaissée par le Conseil Général et la mairie depuis des lustres, 30 ans au minimum, je crois même qu’il serait plus juste de dire 40 ans!!!

Cette rue/route départementale est détériorée, sale, voire immonde parfois, parsemée de déjections canines, de bouteilles de bière (cassées si possible!), de détritus en tout genre, de poubelles posées sur les trottoirs n’importe quel jour de la semaine…
L’urgence de sa rénovation complète dépasse largement le cadre des causeries des comités de quartiers!
Ce n’est pas faute d’avoir alerté monsieur Mottet. Mais lui aussi avait d’autres chats à fouetter. Vous avez tous et toujours de bonnes raisons, et de ces raisons naîtront encore d’autres bonnes raisons… Vous connaissez les histoires qui tournent en rond?
Si hier, il incombait au Conseil Général de s’en occuper, aujourd’hui c’est à vous d’intervenir. D’où ce courrier. Votre responsabilité civile, voire pénale est engagée sur le plan de la voirie, comme sur le plan de la salubrité et de la tranquillité publique, dois-je vous le rappeler?
Voilà tout ce qui fait défaut à cette rue (et à cette ville).

La rue Monlogis est tellement « bombée » par endroits que bientôt les voitures se prendront pour des funambules. La rue et les trottoirs sont un véritable patchwork!!! Et nombreux sont les raccommodages et les trous !!! Veuillez vous reporter aux photos jointes.
Photos et lettre qui feront l’objet d’une publication sur mon site internet aux 574 000 visiteurs si je n’obtiens pas de réponse rapide à ce courrier de votre part. Oui, je sais, cela ressemble à du chantage, mais il faut bien trouver le moyen d’obtenir une réponse. Et comme je ne suis pas née de la dernière pluie, je sais que ce n’est pas gagné pour autant!
Sans exagérer, je peux vous dire que les personnes âgées prennent des risques en empruntant les trottoirs de cette rue. Personnellement j’en ai vu deux faire une chute, mais sans doute pensez-vous que cela ne vous regarde pas (vous avez tort!) ou trouvez-vous cela normal qu’elles finissent à l’hôpital (ce serait un comble!). Quand aux poussettes ou fauteuils roulants, j’imagine que pour eux c’est une vraie galère, un sacré parcours du combattant!
Je veux bien vous accompagner pour une petite rando le long de la rue Monlogis, de la Bussatte à Victor Hugo, puis de Victor Hugo à la Bussatte, histoire de vous faire constater son état déplorable. Et puis, la marche est une bonne chose en soi, elle vous dépouille jusqu’à ne plus voir que l’essentiel… pour peu qu’on soit réceptif et à l’écoute!

En ce qui concerne la propreté… se référer au paragraphe précédent. Seulement voilà, nous ne voyons plus le balayeur. Passe-t-il encore? Ou bien se promène-t-il comme nous l’avons constaté maintes fois?

Et pourquoi la rue Monlogis n’aurait-elle pas le même traitement que celui de la rue Archambault (fort jolie!), qui lui est perpendiculaire, et qui a été refaite deux fois en moins de 5 ans? Quelle « huile » habite ici?

Parlons maintenant de la sécurité.
Qui dit rue/route départementale, dit aussi priorité sur les rues de ville. Hors ce sont bien les petites rues de ville (Corlieu et Gaudichaud) qui ont priorité sur la rue Monlogis, ce qui est anormal. Ce qui l’est encore plus c’est qu’elles ne sont pas signalées par un panneau et que, les personnes ne connaissant pas la ville à cet endroit ne les voient qu’une fois arrivées à leur niveau. Ce qui entraîne de nombreux carambolages dont nous avons fait les frais (d’autres aussi) par deux fois alors que nous étions tranquillement en stationnement correct et autorisé. J’ai pris aussi quelques photos de ces carambolages, mais je vous en fais grâce, vous en avez assez à regarder. Devons-nous envoyer les factures de réparations des véhicules à la mairie???
S’il vous plaît, mettez enfin les deux panneaux de « STOP » au bout des rues Corlieu et Gaudichaud! Ceux-ci avaient été prévus il y a une dizaine d’années; nous avions reçu à l’époque un papier des services techniques de la mairie dans la boîte aux lettres (le comble dans cette histoire c’est que monsieur Mottet n’en ait pas trouvé trace!!!).
Mais il n’y a pas eu de suite, et comme Anne, nous n’avons rien vu venir…
Deux panneaux « STOP », cela ne devrait pas trop grever votre budget (je l’espère), et au moins, et enfin, nous saurions pourquoi cette rue paie des impôts! Cela éviterait les tôles froissées. Et peut-être plus grave… Imaginez un instant que ce soit un motard qui fasse les frais d’un carambolage, je pense que les dégâts seraient beaucoup plus sérieux!

Vous devez savoir qu’ici, on n’en voit guère la couleur cet l’argent que nous vous donnons pas le biais des impôts. De vrais gentils petits moutons de Panurge que nous sommes! Mais cela risque de changer, car après avoir parlé à la moitié du quartier, je constate bien le ras-le-bol général… La loi du « je donne, je reçois » étant inexistante, les personnes commencent à se lasser et les langues à se délier.


Toujours sur le plan de la sécurité, nous ne comptons plus le nombre de voitures dégradées, rayées d’un bout à l’autre, les rétroviseurs cassés et j’en passe. Les bandes de petits voyous s’en donnent à cœur joie puisque la police municipale tourne ici au ralenti…
Bassau et « le plateau » ne sont pas le centre du monde, que diable !

Pour finir et pour rafraîchir votre mémoire, et au risque de me répéter, sachez monsieur Lavaud qu’être maire d’une ville, ce n’est pas que s’occuper de ramasser la gloriole, c’est aussi avoir des devoirs. Et donc, je le redis, pour ce qui est de la sécurité, de la salubrité et de la tranquillité publique, les compétences appartiennent au maire, même si une voie est départementale, dans la mesure où celle-ci se situe dans l’agglomération.

Sur ce, monsieur Lavaud, veuillez agréer l’expression de mes sentiments aussi cordiaux que fumasses.
A bon entendeur…
Démocratiquement vôtre.